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Festival Amani :Vers le report de la 8ème édition [Exclusif]

La tenue de la 8ème édition du Festival Amani reste hypothétique.

Les organisateurs de cette activité culturelle restent dans une confusion totale suite à la situation sécuritaire , sanitaire et politique qui prévaut dans le pays .

De partout dans la ville de Goma, c’est un calme apparent qui règne en tout cas. À 30 jours avant la tenue de ce festival qui était annoncé du 12,13,et 15 février 2021 aucune communication n’est donnée.
Mais , les préparatifs seraient entrés d’être faits à l’interne confirme nos sources. Entretemps, à l’extérieur rien n’est visible annonçant la tenue de cette 8ème édition. Une situation qui laisse des miliers des gomatraciens à s’interroger et croire à un probable report forcé.

Pour tenter de comprendre cette situation qui semble dépassée les organisateurs, congosynthese.com vous propose cette interview exclusive qu’a eu avec le Directeur du Festival Amani.

Peut-on parler d’un report ou d’un raté, non c’est encore tôt, peut-on confirmer la tenue de cette 8ème édition ,non la situation sécuritaire, sanitaire ne permettent pas avec surtout les mesures instaurées par Tshisekedi

Le directeur du festival, monsieur Guillaume Bisimwa répond aux questions et apporte des lumières en exclusivité sur congosynthese.com.

CS: Monsieur Guillaume Bisimwa, vous êtes le directeur du festival Amani, En dépit de la pandémie du covid-19, est-ce qu’on peut espérer à la tenue du festival amani pour l’édition 2021?

« A propos de cette question, nous avons mis une mesure
covid-19 strict,donc on est parti du plan Ebola de deux éditions passées on a réadapté en fonction du covid-19 pour que le festival soit un espace culturel pour le bien-être de tous »Guillaume Bisimwa.

CS:Qu’est-ce qui explique cette faible mobilisation du côté organisation quant à ce?

« Donc aujourd’hui nous sommes rester sous mesures covid-19 avec les recommandations qui sont faites ,on ne peux pas organiser beaucoup de rassemblement, voilà ce qui explique que nous ne soyons pas visible à l’extérieur, mais à l’interne il y a un travail qui se fait tous les jours et nous attendons ce qui va se décider au niveau du gouvernement congolais, les rassemblements
sont interdits, est-ce que demain ou après-demain ils seront levés ,on ne sais pas encore ,donc on a pas des réponses. Les prochaines communications répondrons à toutes ces questionss. Aujourd’hui nous sommes sous couvre feu, des restrictions des personnes et nous respectons cela et si ça continue on verra ce qu’il pourra décider  » Directeur Guillaume Bisimwa.

CS :Covid-19 et insécurité à Goma , quelle inquiétude pour la tenue du festival amani.

 » Nous n’avons pas une inquiétude parceque nous travaillons toujours en collaboration avec les autorités locales, la police ,gouvernorat, mairie , donc c’est qui est important c’est la sécurité qui reste la première chose pour tous . Lélément prioritaire serait de sécuriser, le festival, les festivaliers et toute la population et nous regarderons les recommandations a mettre en place avec les autorités pour la tenue de ce festival et peut-être avec eux nous pouvons sensibiliser les gens pour la sécurité de tous par rapport aux rumeurs qui passent car parfois ces rumeurs insécurisent aussi les gens » Guillaume Bisimwa.

CS: Est-ce que la crise politique actuelle au pays pourra vous permettre à tenir cet événement culturel ?

 » Le festival reste toujours apolitique, c’est-à-dire qui ait des tensions politiques ou pas dans le pays on a toujours tenu le festival, nous sommes un événement culturel et nous gardons cette option et nous continuons à combattre pour que nous restions un événement apolitique. Que les partis politiques fassent tout ce qu’ils veulent, nous nous restons culturel et ils n’utiliseraient jamais le festival comme un lieu politique » Guillaume Bisimwa.

CS: Est-ce que la mort du promoteur d’Amani Festival , Monsieur Eric pourra impactée négativement sur la tenue de cette édition?

« Je continues d’ailleurs à rendre hommage à monsieur Eric qui est le promoteur de ce festival, mais pour nous le plus grand honneur c’est continuer à tenir ça, parceque c’était un homme qui a cru avec nous , nous avons cru ensemble que la culture est l’un des moyens de rassemblement , de parler de paix, de la cohabitation Pacifique par rapport à tous les problèmes qui sont dans notre province et nous avons ces valeurs en nous et ces dernières nous les avons partagé avec lui donc la pérennisation de ce festival honorera sa mémoire » Guillaume Bisimwa.

CS: En dépit de la situation sanitaire liée au covid-19, est-ce que vous avez déjà pensé aux artistes internationaux qui seront invités au cas ou le festival sera tenu ?

« Il faut dire oui, nous avons des artistes avec lesquels probablement nous allons signer de contrat, les internationaux, régionaux. Pour l’instant je me réserve de cité les noms car nous sommes en discution et ça dépendra de l’évolution de la situation sanitaire. Mais nous préférons faire la liste complète des artistes retenus au lieu de faire une liste des artistes contactés comme il reste au moins 30 jours avant la tenue du festival on fera une communication une fois pour toute et donné les noms des artistes confirmés pour venir au festival amani ,comme de la première édition jusqu’à la 7ème édition on a toujours gardé cette surprise « Guillaume Bisimwa

CS: dans Rendez-vous vous garderez vos mêmes partenaires comme dans les précédentes éditions, après cette pandémie qui touche l’économie du monde ?.

« Nous nous adaptons vraiment à la pandémie, je pense que la première chose à faire c’est d’accepter qu’on est dans une situation mondiale chaotique au niveau sanitaire. Notre grand souci c’est de travailler sur la résilience positive, comment la culture peut-être un élément de changement et montré que le monde peut changer . Ce vrai nous aurons un impact économique par rapport aux partenaires, par rapport à l’organisation, mais notre soucis c’est de s’adapter à ce monde économique. Donc il y a une équipe de la finance du festival qui travaille pour s’adapter à la situation, mais il faut dire qu’il y a des partenaires qui ont confirmé et d’autres pas encore. la pandémie nous met dans une situation difficile  » Guillaume Bisimwa.

CS: monsieur le directeur il reste que quelques jours, mais aucun mouvement à Goma, est-ce que ça ne serait pas honnête de dire aux publics que ça sera impossible de tenir ce festival ?

 » Comme je l’ai dit tantôt nous allons donner une communication officielle, comme vous savez on a toujours été avec la population, ce vrai on a pas encore communiqué jusque-là, on est en début du janvier, le festival c’est le 12, 13, 14 février nous sommes à quelques jours ,donc nous calculons les heures qui passent et nous n’allons pas attendre à la dernière minute pour dire aux gens , la communication sera faite d’ici là sur la position qui sera prise par la direction du festival, mais avant toute décision nous continuons donc à travailler sur tous les plans administratifs, sanitaires et sécuritaires  » Guillaume Bisimwa.

CS: On peut conclure qu’il ya un probable report en gestation ?

 » Je ne confirme pas qu’il y a un report en gestation, donc comme chaque année on travaille beaucoup, c’est comme l’année passée, année antérieure on a beaucoup travaillé à quelques mois du festival par rapport à Ebola, on était à un mois du festival on ne savait pas un mot à dire,mais on a travaillé beaucoup sur la situation sanitaire, sur le plan d’organisation également, les mesures à mettre en place. les avis de l’administration nous fixera si on doit ou pas tenir le Festival. »Guillaume Bisimwa.

CS: Si une fois vous arrivez à un report ,est-ce que ça sera pour mars ,avril ou pour l’année prochaine?

 » On décidera avec l’équipe,mais pour l’instant comme je vous ait dit on travaille sur le maintien du festival tout en respectant toutes les mesures sanitaires avec un plan sanitaire Ebola qu’on a renforcé en adaptant au covid-19, donc nous travaillons là-dessus avec les autorités sanitaires pour le maintien et je ne pourrais pas dire qu »il y a un report voilà . Une communication sera faite.
 » Guillaume Bisimwa

CS: En dépit de toute cette faible mobilisation dans l’organisation, quelle assurance pour les publics qui attendent le déroulement de cette 8ème édition ?

 » La seule assurance que je dis à la population ,nous sommes déjà dans un délai assez court et nous tenons que ça ne soit pas un délai trop court ,que la population se prépare nous allons donner une communication rapide , voilà d’ici là nous allons faire une réunion avec toute l’équipe pour décider  » Guillaume Bisimwa.

Pour rappel, le Festival amani qui allait être à sa 8ème édition cette année a pour objectif, selon les organisateurs, rassembler par la culture et ainsi offrir un espace de fête, loin des problèmes quotidiens et des séquelles de la guerre, où les peuples de la région des Grands Lacs peuvent se rencontrer, penser et s’engager pour un avenir commun meilleur;
redorer l’image de Goma, de l’Est de la RDC et de la région des Grands Lacs de manière générale et  montrer au monde la volonté qu’ont les jeunes et les moins jeunes de la région de construire un avenir meilleur et d’user de leur talent pour y arriver.

Pendant plusieurs éditions, il faut dire que ce festival a été au cœur des controverses. Plusieurs manifestations ont été organisées à Goma pour dénoncer les business ,et l’affairisme
qui se cacheraient derrières les organisateurs.
D’autres manifestants sont partis loin en exigeant la délocalisation de cet événement par exemple à Beni où l’insécurité règne que Goma, a propos de toutes ces revendications et dénonciations, c’est un silence de morts qui règne dans le fief des organisations sous l’oeil impuissant des autorités congolaises, accusées d’ailleurs d’être complices.

Justin Kabumba, Depuis Goma.

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