congosynthese

Ensemble pour le changement. Meeting de N’djili : le test des pro-Katumbi !


L’événement sera de taille. L’enjeu aussi. Pour bon nombre d’analystes, le meeting projeté pour le 2 juin prochain sur la Place Sainte Thérèse à N’djili servira de thermomètre pour évaluer la température et, même, dans une certains mesure, déterminer combien les leaders des plateformes, regroupements et partis politiques qui, de leur propre gré, avaient choisi de convoler en justes noces avec Moïse Katumbi, en tant qu’Autorité Morale et candidat à la présidentielle du 23 décembre 2018, sont capables de mobiliser. En des termes clairs, après le passage de Félix Antoine Tshisekedi, le 24 avril dernier, quel pourrait être le taux maximum d’encrage des pro-Katumbi au sein des congolais de Kinshasa, la capitale ? Si, les ambitions ne sont plus à rechercher, ni à deviner, il n’en demeure pas moins important de relever qu’un tel meeting qui intervient à trois semaines de la convocation, par la CENI, du corps électoral, devrait, en principe, fixer l’opinion sur la position de cette plateforme, quant à sa participation effective aux prochaines élections, telles qu’annoncées et programmées à fin décembre 2018.

Préalables ?

Dès lors que l’on sait que jusqu’à ce jour, alors que les conditions semblent peu rassurantes, la CENI fonce avec la sensibilisation et la campagne à la base, tout en maintenant, dans son arsenal technique et opérationnel, l’usage de la machine à voter. Lorsqu’on considère, par ailleurs, que les autres préalables concernant les élections, tels que les cas de la redynamisation de la CENI et du CSAC, l’affaire de la décrispation politique et de la levée de la mesure portant interdiction des manifestations politiques, sont loin de trouver leur réponse, selon l’Accord de la Saint Sylvestre. Puis, dans la même panoplie, faut-il rappeler, ici, que l’audit du fichier électoral initié par l’OIF n’a pas encore livré ses secrets, comment prendre le risque de se prononcer sur les élections, dans ces conditions-là ? D’où, le pari de l’Ensemble pour le changement à pouvoir se déterminer pour laver l’affront devant la Majorité et ses nombreux partis satellites. Entretemps, puisque les jours passent, il va de soi que les préparatifs soit adaptés à la dimension des ambitions. Samedi 23 juin, la CENI va, en effet, convoquer le corps électoral. Le jour suivant, soit le 24 juin, ce sera le jour du dépôt des candidatures à la députation provinciale. Plus ou moins un mois après, soit le 22 juillet, elle réceptionnera les candidatures à la députation nationale et à la présidentielle. Le 22 novembre, la campagne électorale, le moment le plus attendu, sera à son tour, ouverte afin de permettre à tous les candidats de présenter leurs visions ou projets de société. De telle sorte qu’au 23 décembre 2018, lors du sprint final, que le meilleur l’emporte pour se préparer à la remise-reprise fixée au 12 janvier 2019, conformément au calendrier du 5 novembre 2017.

Rétropédalage

Pour la petite histoire, Moïse Katumbi, leader de cette plateforme politique, est poursuivi dans une affaire de recrutement des mercenaires, juste lorsqu’il venait de quitter sa double casquette de Gouverneur de l’ex-Katanga et de Président Fédéral du PPRD. Quelques temps après, il avait fait l’objet d’une nouvelle affaire concernant la spoliation d’un immeuble à Lubumbashi. Il s’en tirera avec une condamnation au premier degré avant qu’il n’interjette l’appel resté pendant jusqu’à ce jour. Tout récemment encore, à la suite des révélations de Jeune Afrique sur sa détention de la nationalité italienne, une information judiciaire a été ouverte par le PGR qui, finalement, avait confié l’instruction de ce dossier à la Cour Suprême de Justice. Et, comme si cela ne suffisait pas, la Police, dénonçant les incursions rebelles et des menées subversives à partir d’Aru, en Ituri, a présenté, il y a peu, deux suspects qui auraient cité le même Katumbi comme l’un des instigateurs patentés de ces affaires-là. Chose que Delly Sessanga, Jean-Bertrand Ewanga et Christophe Lutundula ont, plus d’une fois, qualifié d’allégations sans tête, ni queue.

Haut risque

Katumbi, dans une des dernières livraisons de Jeune Afrique, a confirmé, ce week-end, qu’il viendrait déposer sa candidature devant la CENI. Même si ses coéquipiers de l’Ensemble pour le changement croient en ses faits et gestes, comme le firent les disciples devant le messie, l’inquiétude demeure, cependant, intacte dans les rangs de tous ceux qui pensent qu’au vu de la multiplicité des accusations, son arrivée sur le sol congolais, tant qu’il n’y aura pas de garantie réelle, ni de volonté de politique en termes de décrispation, pourrait tourner au vinaigre. Ce serait, à tout dire, un retour à haut risque.

LPM

Création de l’Ordre national des médecins vétérinaires. Assemblée Nationale : le projet de loi déclaré recevable

Loading...

Autres titres

Felix Tshisekedi: Nous avons la responsabilité historique de relever le défi de l’électrification de la République Démocratique du Congo.

Deo

RDC-Gouvernement : “Le FCC a joué la carte de la régénérescence et du genre”, (Néhémie Mwilanya)

Deo

Nord-Kivu : Reprise timide des activités à Beni et Oicha au lendemain d’une journée agitée

Kabumba Katumwa

Laisser un commentaire

* By using this form you agree with the storage and handling of your data by this website.

En continuant votre navigation sur ce site, vous en acceptez les conditions générales d'utilisation, et notamment notre politique de gestion des cookies. J'accepte Lire Plus