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Elections en RDC : revoici l’ombre de Bruxelles !

De Luanda à Brazzaville, les passages du patron de la diplomatie Belge attirent les regards surtout que ces visites tombent in tempore suspecto pour le régime de Kinshasa en brouille avec Bruxelles depuis les frappes mutuelles. C’est à Bruxelles, pour rappel, de Genval à la récente déclaration commune des leaders de l’Opposition, que les anti-pouvoirs de Kinshasa trouveraient un élixir de jouvence pour se refaire une santé politique.

C’est encore là que le Sphinx de Limete avait jeté son ancre avant de faire son dernier come-back électrique en République Démocratique du Congo fin 2016 pour y retourner puis y quitté la terre des hommes. Bruxelles qui annonce l’ouverture prochainement d’un bureau diplomatique à Brazzaville, la plus proche capitale de Kinshasa ne toise-t-elle pas politiquement le Pouvoir de la RDC qui a fermé l’espace presque rompu ses relations diplomatiques avec elle ? La réponse est plus que certaine pour plusieurs d’autant que partout où passe Reynders dans cette tournée diplomatique entamée après le passage des évêques chez Edgar Lungu en Zambie, la problématique des élections au pays de Lumumba ne manque pas au chapitre. En effet, selon le communiqué final de la rencontre Lourenço-Reynders, ‘’ les deux personnalités ont réitéré l’importance d’un processus inclusif qui puisse aboutir à des élections crédibles, libres et transparentes le 23 décembre 2018, conformément à l’Accord  de la Saint Sylvestre et au calendrier électoral, facteurs indispensables pour arriver à une stabilisation durable de la RDC’’. La situation en RDC aura été notamment au menu lors de la visite de Reynders à Brazzaville. “Nous avons partagé nos analyses sur la situation régionale. De l’autre côté du fleuve (en RDC, ndlr), nous voulons voir comment nous pouvons travailler ensemble pour aller vers des élections libres, transparentes et inclusives”, aurait déclaré M. Reynders selon une consœur belge en ligne. Depuis le choix d’Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat du Front Commun pour le Congo aux prochaines élections et donc dauphin du Président Kabila, la tension diplomatique sur Kinshasa avait baissé d’un cran. Mais, à présent, à l’aube de la publication de la liste définitive de candidats retenus pour le sprint électoral de décembre 2018 et suite à l’empêchement de Katumbi ainsi que l’invalidation de Bemba, une forme d’effervescence se note dans les Grands Lacs et même à l’ONU où Nikki Haley au nom des USA a pris les commandes du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Dans un communiqué de « mise au point », Kinshasa par le biais du Ministère des affaires étrangères aurait déjà donné une première réaction de contestation face à cela. Plus loin, Lambert Mende, Ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement, connu pour sa verve oratoire, a clarifié que ‘’la RDC n’était pas une colonie de la communauté internationale ‘’ pour agir selon les avis des pays tiers. Mais, à ce stade, la question qu’il sied de se poser est celle de savoir si tous ces périples (CENCO comme du Royaume de Belgique) vont permettre de baliser une meilleure voie vers des élections apaisées en RDC ? Mystère. Néanmoins, ce qui est sûr, ce que l’ombre de la Belgique plane désormais… est-elle Hérault de la communauté internationale.

Danny Ngubaa


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