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Elections en RDC. 23 décembre 2018 : Nangaa confirme le rendez-vous !

25 candidats dans la course à la présidentielle 2018. 15.000 candidats inscrits aux législatives nationales et 19.643 enregistrés aux législatives provinciales. Au total, 40.287.387 électeurs sont  prêts à départager tous les ambitieux. 76.000 bureaux, selon des estimations minimales, seront ouverts ce jour-là. Donc, ce qui reste à faire, aux yeux de Nangaa, c’est de mettre le cap sur la date du 23 décembre 2018. Car, tous les moyens,  à l’exception de quelques derniers réglages, sont  réunis pour offrir aux congolais de bonnes élections, a-t-il confirmé  hier, mardi 14 août 2018 à Kinshasa, lors d’un échange avec quelques   responsables des médias opérant en RD. Congo. 

D’où, pas de temps à perdre, ni à passer dans le vide. Il faut y travailler sérieusement chaque jour, pour ne plus rater encore  une fois de plus,  ce rendez-vous historique et incontournable, prévient-il  à tous les candidats engagés dans ces empoignades dont toutes les luttes pour l’alternance démocratique et pacifique trouveront leur exécutoire dans le choix  du peuple congolais de ses futurs dirigeants.

En clair, là où les uns et les autres  l’attendent encore sur les débats autour de la machine à voter, du fichier électoral ou, même, de la redynamisation, le curseur  décisif  et déterminant  de la Centrale, à en croire Nangaa, est résolument fixé sur l’aboutissement du processus électoral, le 23 décembre 2018,  tel qu’initialement prévu dans le calendrier  publié le 5 novembre 2017.

Appel au sursaut 

Il reconnaît, certes, que pour y arriver, il y a encore beaucoup d’embûches politiques et de pressions internationales ou internes   sur le chemin de la CENI. Et, pourtant, techniquement, la Centrale électorale est prête. Si bien qu’au-delà des idéologies les plus radicales et irréductibles, bien au-delà des clivages liés notamment, à l’idée de gagner tout seul ou pour sa tribu, de  son clan,  ou de  son ethnie,   les candidats sont appelés, ici, à transcender les intérêts personnels, à privilégier l’intérêt supérieur de la nation.

Nangaa n’oublie pas, non plus, la recrudescence de l’insécurité et, surtout, le regain de tensions que l’on peut subir d’une manière ou d’une autre ça et là, avant, pendant et après les élections.

Mais, le plus important à ce niveau de l’évolution des choses est d’en appeler à la bonne foi de la classe politique et des parties prenantes afin de contribuer à l’apaisement des esprits et à la matérialisation du processus électoral. Autrement dit, il ne voit rien qui   justifierait  encore le moindre retard, ni empêcher inutilement la tenue des élections à la date échue.

Déjà, l’un des acquis aujourd’hui, soutient-il, c’est le fait que le Président Kabila ait décidé de ne point se représenter à sa propre succession, pour briguer un troisième mandat, comme d’aucuns le prétendaient. Et même s’il avait déposé sa candidature, la loi électorale aurait été appliquée, rappelle-t-il.

Nangaa  se réjouit, par ailleurs, du financement des élections sur fonds propre du gouvernement congolais. Il en est fier, du reste.

A contrario,  sur un autre versant, Nangaa  dit n’avoir plus besoin de la contribution de la communauté internationale, pour le financement des  prochaines élections. Donc, pas de recours à la Monusco, ni à n’importe quel aumônier, venu de la communauté internationale. ‘’Zéro Assistance’’. Tel est le crédo sur le plan financier et logistique.

Arsenal technique

Concrètement, la CENI dispose de trois centres d’approvisionnement. Elle recourt à l’Inde pour les sources d’énergie (panneaux solaires, groupes  et autres), à la Chine pour les quincailleries électorales (urnes, isoloirs,  registres, carnets etc) et, enfin, à la Corée du Sud, plus particulièrement, à Miru  System pour l’acquisition des machines à voter (valisettes assorties des bulletins empaquetées et de deux batteries avec une autonomie de 24 heures). Aujourd’hui, à plus ou moins 4 mois et 8 jours de ces scrutins du 23 décembre 2018, tous ces matériels, y compris tous les accessoires sont en route ou en haute mer.

Plus de 40.000 machines sont sur l’océan indien. Depuis la Chine, l’on espère d’ici fin septembre, recevoir 99 containers de matériels sur plus de  300 attendus, au total.

Ce sont des matériels qui desserviront la partie Ouest du pays. D’autres matériels passeront par Dar-es-Salaam en Tanzanie ou Mombassa via le Kenya, pour alimenter les  parties  Est, Nord,  Sud et  Centre du pays.

A propos de la prise en charge et de l’acheminement de ces matériels,  la CENI dispose d’une flotte importante constituée de sept hélicoptères  pilotés par des jeunes congolais dont l’âge varie entre 21 et 27 ans.

Ces hélicoptères aideront à atteindre les zones à problème et les coins à accès difficile. Bien plus, la CENI dispose encore d’un Boeing 737 et de deux  Boeing 727, d’un DC 8, d’un Antonov 72 et de deux Antonov Ilouchi de forte capacité. Il y a également un avion spécial qui sera commis à la supervision ou aux opérations de Management, sans compter 130 camions 6×6 et 185 Pick-up.

A ce stade, les machines à voter ont été payées à 80 %. Les matériels de quincaillerie électorale ont été totalement payés en Chine. Tandis que les sources d’énergie ne l’ont été qu’à 40 % en Inde. Mais, tout est en route, insiste-il.

Vitesse de croisière

A présent, l’heure au démarrage de l’identification et recrutement de 650.000 agents  ainsi qu’au repérage des bureaux de vote. La CENI, dans sa planification, attend l’exécution de toutes ces commandes d’ici fin octobre 2018. De telle sorte qu’en novembre, dès le lancement de la campagne électorale, le 22 courant, qu’il n’y ait plus de tergiversations. Et que le 23 décembre 2018, les bureaux de vote soient réellement prêts.

Choisir de rouvrir indéfiniment les discussions, serait la meilleure façon de retarder toutes les élections et d’annihiler tous ces efforts déjà engagés. A moins que l’on cherche une chose et son contraire, à la fois. Mais si, en dépit de tout, l’on en arrivait  à penser qu’on tout laisser tomber dans l’océan d’un nouveau consensus politique, il   faudrait alors, dans ce cas, accepter toutes les conséquences en termes de perte de  temps et d’argent ainsi déboursé par le gouvernement congolais,  rubis sur l’ongle,  alors que la conjoncture économique  connaît, comme tout le monde le sait,  une période de basse altitude.

LPM

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