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Elections en danger. Opposition Patriotique : Jean-Oscar Ngalamulume lance un appel aux Evêques !

Le Congo ne sera jamais reconstruit dans un climat de haine, d’exclusion et de vengeance. Parce que les formes devant revêtir les bonnes relations entre toutes les filles et fils du Congo sont à la portée de ceux qui y souscrivent et pensent en ce sens’’, soutient Jean-Oscar Ngalamulume, le Porte-parole de l’Opposition Patriotique et Ambassadeur de la Paix. Pour lui, en effet, la  divergence d’opinion n’est pas nécessairement le signe d’un échec dans les relations entre les membres de la même communauté. Elle est,  plutôt,  l’expression d’une opinion en liberté qui, pour l’intérêt supérieur de la Nation,  permet aux différentes parties en présence, par le dialogue permanant, à la discussion rationnelle et raisonnable,  de parvenir à un consensus humainement acceptable. Voilà pourquoi, face au danger qui guette la RD. Congo, avec les clivages politiques qui continuent à se dessiner autour des questions importantes qui, normalement, nécessitaient un consensus politique, l’Opposition Patriotique sollicite,  pour la seconde fois  et cela,  dans le meilleur délai, l’assistance des Evêques membres de la CENCO afin  d’initier une bonne rencontre entre les  acteurs politiques majeurs  dans le but de trouver une meilleure voie à suivre pour une sortie de crise politiqueBas du formulaire,  permettant  aux  institutions en charge d’organiser les élections transparentes, inclusives et surtout apaisées. De  sorte qu’après la publication des résultats, les   congolais trouvent des raisons de   se concentrer sérieusement  sur le développement du pays.  Dans cette édition, Jean-Oscar Ngalamulume parle de la responsabilité de la crise, de ses causes et trace, enfin, des voies de sortie axées essentiellement sur le consensus.

 

Responsabilité et causes de la crise politique en République Démocratique du Congo

 

OPPOSITION PATRIOTIQUE

OPPOSITION PATRIOTIQUE

CONFERENCE DEBAT

 

Hôtel Syraga

 

KINSHASA, LE 22 JUILLET 2018

 

Chers Mesdames, Mesdemoiselles et Messiers, Chers invites, Chers militantes et militants artisans de la Paix durable, de la stabilité économique et sociale pour la meilleure consommation.

Avant toute chose, je tiens à exprimer l’émotion de la peine que je ressens, quant à la situation critique que traverse notre pays.

En effet, on ne peut comprendre le présent dans le but de construire l’avenir que lorsqu’on a la connaissance profonde du passé.

Cinquante-huit années après l’indépendance est une durée suffisamment longue devant permettre une réflexion profonde pour qu’apparaissent les tendances nouvelles.

De ce fait, deux questions majeures s’imposent. Elles consistent à savoir:

  1. Comment peut-on rendre la confiance et l’espoir au peuple congolais?
  2. Comment peut-on sortir le pays du gouffre de la crise économique, sociale, culturelle et spirituelle qu’il traverse pendant cette période de l’histoire menacée?

Voilà les quelques questions majeures auxquelles les politiciens congolais devraient apporter des réponses.

Lorsqu’on reste à la base d’une observation claire ou insister sur un système comparatif, il s’avère que le problème du Congo est avant tout économique que politique. Parce que par démocratie nous entendons le respect des lois de la République. Ces lois sont plus au moins respectées dans une société où il y a la quantité suffisante des biens et des services par rapport aux besoins de la population.

Depuis le début du siècle, les missions de l’Etat moderne, c’est-à-dire un Etat de droit se sont de plus en plus diversifiées tout en entrainant ses objectifs vers la croissance économique qu’il doit atteindre. La croissance économique est dans une large mesure fonction de l’investissement, mais la composante la plus appréciée de l’investissement,  c’est le capital.

En tshiluba on dit, kantukubianzankadikafilabukole bua ditunga. En swahili, fezandjioinaletekamahandelowo. En Kikongo, kiakukiaku…

Donc, pour canaliser les aspirations d’un Etat moderne, la tradition fait apparaitre clairement qu’il nous fout le Capital humain et financier.

Du point de vue Capital humain, les Congolais sont à ce jour estimés à 90 millions. Donc, l’Etat est dans l’obligation de favoriser la formation de la main d’œuvre abondante et spécialisée.

Quant au Capital financier, la question qui demeure est celle de savoir si notre pays est en mesure d’autofinancer sa reconstruction? A cette question, la réponse est certes non. Pourquoi? Parce que par l’autofinancement nous entendons le prélèvement d’une partie de ses avoirs personnels, c’est-à-dire, l’épargne. Avant d’épargner, le Congo doit avoir produit et commercialisé. Avant de produire, il nous faut le Capital.

A ces jours, qu’est-ce que le Congo produit et commercialise pour réaliser le bénéfice afin d’épargner? Etant donné que la réponse est certes négative, notre pays est dans l’obligation de mobiliser le Capital frais tout en renforçant le contrôle de l’affectation de ce dernier vers le réaménagement des facteurs de la production, en vue de créer des nombreux emplois et des salaires décents pour la meilleure consommation.

Qu’il s’agisse de l’accumulation primitive décrite par Marx au 19eme siècle ou le développement récent des sociétés multinationales, le capital public ou privé a toujours besoin d’un cadre juridique capable de garantir la paix durable et les mécanismes économiques.

Donc, pour atteindre le développement durable, notre pays a grandement besoin des élections justes, inclusives et apaisées, dans le but de garantir la paix durable. Autrement dit, aucun investisseur ne viendra au Congo tant qu’il n’y a pas la paix.

L’appel aux candidatures par la CENI pose déjà le décor de ce que nous redoutions.

Nous estimons que l’heure de la reconfiguration de l’espace politique congolais a sonné.

Ainsi, nous appelons à la mise en vigueur des préalables qui nous amèneront à des bonnes élections inclusives, transparentes, crédibles et apaisées de sorte que le cap de la convocation du corps électoral se fasse dans un climat de confiance.

L’Opposition Patriotique dénonce les défaillances relevées dans le rapport de l’OIF faisant état de graves irrégularités contenues dans le fichier électoral compromis avec plus de 16% d’électeurs fictifs et des failles enregistrées lors des opérations d’enrôlement des électeurs.

De ce fait:

  1. L’Opposition Patriotique exige l’audit du fichier électoral devant permettre l’élimination de plus de 8 millions de fictifs qui persistent dans le fichier électoral avant l’organisation des élections.
  2. Elle exige le retrait pur et simple de la machine à voter soupçonnée de manipulation des résultats. Cette machine est systématiquement et unanimement rejetée par la majorité des Congolais électeurs.
  3. L’Opposition Patriotique exige la matérialisation des mesures de décrispation politique convenues lors de dialogue organisé par la CENCO sans lesquelles les élections ne seraient pas inclusives.

Le Congo ne sera jamais reconstruit dans un climat de haine, d’exclusion et de vengeance. Parce que les formes devant revêtir les bonnes relations entre toutes les filles et fils du Congo sont à la portée de ceux qui y souscrivent et pensent en ce sens.

La divergence d’opinion n’est pas nécessairement le signe d’un échec dans les relations entre les membres de la même communauté. Elle est plutôt l’expression d’une opinion en liberté qui, pour l’intérêt supérieur de la Nation permet aux différentes parties en présence, par le dialogue permanant, à la discussion rationnelle et raisonnable, afin de parvenir à un consensus humainement acceptable.

D’où,  l’Opposition Patriotique sollicite, pour la seconde fois, et cela dans le meilleur délai, l’assistance des Archevêques membres de la CENCO d’initier une bonne rencontre entre les membres de la communauté nationale dans le but de trouver une meilleure voie à suivre pour une sortie de crise politiqueBas du formulaire

, afin de permettre les institutions en charge d’organiser les élections transparentes, inclusives et surtout apaisées, devant après la publication des résultats permettre aux Congolais de se concentrer sur le développement du pays, en créant des nombreux emplois, des services et des salaires décents pour la meilleure consommation.

Je vous remercie.

Jean Oscar Ngalamulume


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