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Elections 2018 : chocs, contrechocs et électrochocs !

A l’artillerie de Kabila, à la faveur des multiples signatures de la Charte du Front commun pour le Congo, Katumbi oppose la publication de  la composition de son cabinet et prévient qu’il irait aux élections alors qu’il sait d’avance que la justice congolaise l’attend au tournant. Pendant ce temps, Bemba, Noël Tshiani, Yves Mpunga et autres  Félix Tshisekedi, Fayulu… fourbissent leurs armes. Des chocs aux contrechocs, il faudrait que les élections produisent des électrochocs de nature à engager le pays sur les rails de la démocratie. D’où, la nécessité d’un processus équitable, crédible, transparent, apaisé, juste et véritablement libre.Ça se bouscule

Hier, au Palais du Peuple, c’était la prestation de serment des membres de la Cour Constitutionnelle. Aujourd’hui, c’est le tour du lancement des travaux de la Tripartite ‘’CNSA-CENI-Gouvernement’’. Et, demain, la CENI va lancer l’opération d’octroi des cartes d’électeurs en version duplicata, pour tous ceux qui les avaient perdues. Un jour auparavant, trois affaires se sont déroulées presqu’au même moment. D’abord, le rapport d’experts des Nations Unies aux droits de l’homme, à Genève. Puis, au Pullman Grand Hôtel, les sociétaires du tout nouveau Front Commun pour le Congo étaient en train de clore la cérémonie solennelle de signature de la charte constitutive. Alors que dans la soirée de la veille, les assises de Nouakchott livraient l’essentiel de leur secret sur la problématique de la sécurité dans la Région et, surtout, sur  l’appel aux autorités congolaises pour veiller à l’organisation des élections inclusives, transparentes et crédibles.

Si tout ceci doit être conjugué avec la démarche du  congrès  américain qui, contre toute attente, aurait adopté une loi sur la crise congolaise, de nouvelles sanctions ciblées  dont les noms des personnes visées n’ont, toutefois, pas été révélés par le Trésor Américain et, enfin, l’arrivée annoncée de Nikki Haley, d’Antonio Guterres et, éventuellement, de Moussa Faki à Kinshasa, il y a lieu de noter qu’à tout prendre, des pressions s’intensifient.

Compteurs à zéro

Et, pourtant, la CENI, mettant les compteurs à zéro, n’attendrait pas mieux que les candidatures dont les bureaux de réception et traitement sont ouverts, depuis le 24 juin dernier. Parce que le temps  coince tout le monde. Et, surtout qu’il n’est plus possible de jouer aux éternelles prolongations, comme au bon vieux temps où en l’absence d’un mécanisme clair devant permettre l’institution d’une transition, l’Accord de la Saint Sylvestre, conclu sous la bénédiction des Evêques, facilita la tâche aux catéchumènes du glissement et du jeu de cache-cache, de   rempiler.

Cette fois-ci, les carottes sont réellement cuites. Car, à partir du 25 juillet, ce sera le tour de la deuxième vague de dépôt des candidatures à la Députation Nationale et à la Présidentielle 2018.

C’est là où les romains vont certainement s’empoigner. Puisqu’on saura quelle est la grande surprise  que les uns et les autres ont réservée aux congolais. Du côté, par exemple, du Front Commun pour le Congo, la curiosité la plus croissante tournera  autour de la découverte du Dauphin de Kabila dont le deuxième et dernier mandat est arrivé à terme, le 20 décembre 2016 et à qui la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre proscrivent de briguer un énième mandat.

A l’Ensemble, comment Katumbi, empesté dans les vrais-faux dossiers judiciaires, c’est selon, pourrait-il tirer son épingle du jeu, pour présenter sa candidature ?  Comment Bemba, acquitté par la CPI et déchargé de ses autres peines inutilement endurées, devrait se relancer dans la bouillabaisse  pour affronter, plus de dix ans après, les échéances électorales ?

Donc, les jours à venir seront révélateurs de plusieurs chocs, contre-chocs et électrochocs. Bref, tous les autres candidats évoluant en électrons libres en RD. Congo ou ailleurs, seront tenus de passer des simples ambitions affichées aux actes. Et, dans la série, les analystes retiennent, non sans raison, Noël Tshiani Muadiamvita,  Yves Mpunga, François-Xavier Beltchika,  Jean-Paul Moka, sans oublier tous les autres gros calibres du genre Félix Tshisekedi, de l’Udps opérant depuis la tanière de son Feu Père, Etienne Tshisekedi, dont les obsèques traînent encore, alors que son corps, depuis le 1er février 2017,  n’a été ni rapatrié, ni inhumé à N’sele, conformément à l’Accord officiellement conclu, le 21 avril 2018 entre sa famille biologique, politique et les autorités congolaises. Toutes choses restant égales par ailleurs, le microcosme politique sera bousculé par le rythme saccadé auquel les élections, avec la machine à voter dont l’usage est, certes, controversé, le fichier électoral resté en l’état après que l’OIF ait formulé tout un chapelet de recommandations et la CENI,  pour le moins, redynamisée, contrairement à ce qu’exigeait l’Accord de la Saint Sylvestre, vont le livrer.

Au-delà de tout, l’environnement global qui a suscité les inquiétudes des Evêques et les a poussés à lancer un vibrant appel pour sauver le processus électoral, serait tout aussi maussade que la carence de décrispation constituerait un manquant aux facteurs déterminants la tenue des élections apaisées.

Déjà, Mukwege Denis, s’exprimant en marge du 30 juin dernier, crie à la falsification des résultats  alors que les élections en question n’ont même pas encore étaient organisées. Il s’inscrit ainsi dans la droite ligne de tous ceux qui, en amont, se permettraient de monter  en épingle  les enchères pour la contestation des résultats des futures élections,  la relance de la  bataille de leur  crédibilité et, surtout, la résurrection  de la crise de légitimité et de la légalité des institutions qui en résulteront.

Menace ?

D’où, le CLC, ce grand groupe de pression pro-pauvre, ne serait-il pas tenté d’en profiter pour revenir à la charge avec sa menace visant à concrétiser l’organisation d’une nouvelle série  de  manifestations de grande envergure ? En conclusion : en RDC, l’épais brouillard demeure encore  à l’horizon, de l’avis d’un sémiologue.


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