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ELECTION DES GOUVERNEURS ET VICE-GOUVERNEURS DE PROVINCES SANKURU ET SUD-UBANGI VOTENT DEMAIN SAMEDI


C’est confirmé. Les députés provinciaux du Sankuru et du Sud-Ubangi voteront demain samedi 13 avril, les Gouverneurs et vice-Gouverneurs de leurs entités respectives. Le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), annoncé à cet effet le mercredi dernier par son président Corneille Nangaa, n’a subi aucune modification.

Par ailleurs, les grands électeurs des provinces du Haut-Lomami, Kasaï Central, Nord-Ubangi et de la Tshopo se présenteront devant les urnes, ce même samedi, pour le second tour du vote. Dans ces quatre provinces, aucun candidat n’avait obtenu la majorité requise lors du scrutin du mercredi 10 avril. De quoi condamner les différents postulants à trois bonnes nuits d’insomnie permanente. Le verdict des urnes demeurant encore un mystère ! En ce qui concerne les deux provinces du Sankuru et du Sud-Ubangi, l’élection de nouveaux Gouverneurs et leurs adjoints a été ajournée à la suite d’un désaccord entre le Conseil d’Etat et la Centrale électorale. Quand bien même qu’à la Ceni, on évoquerait des raisons techniques et administratives. Un euphémisme qui résume tout le reste. S’agissant du Sankuru particulièrement, le Conseil d’Etat avait réhabilité la candidature de Joseph-Stéphane Mukumadi que la Cour d’Appel de Lusambo avait déjà invalidé pour défaut de nationalité congolaise. Joseph-Stéphane Mukumadi, selon la Ceni, détient la citoyenneté française. D’où, son élimination. Ce qui donne l’occasion ou la chance – c’est selon – à l’ancien ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, de rester le seul candidat gouverneur de sa province natale du Sankuru.Qui donc du Conseil d’Etat ou de la Cour d’Appel de Lusambo a raison ? Aux spécialistes du Droit de trancher. Une chose, cependant, dans sa décision rendue publique la veille du vote, soit le mardi 9 avril le Conseil d’Etat avait demandé à la Ceni de surseoir l’organisation de l’élection des Gouverneurs et vice-gouverneurs dans la province du Sankuru. Juste le temps que le cas “Stéphane Joseph Mukumadi”, soit totalement élucidé. Côté Ceni, on n’a pas entendu les choses de cette oreille, qualifiant d’illégale, la mesure de surséance du Conseil d’Etat.

NORD-KIVU et MAI-NDOMBE CONDAMNES A ATTENDRE

Le processus électoral en cours, aura été celui de toutes les “malédictions” pour des Congolais de Yumbi, dans la province du Mai-Ndombe, ainsi que ceux de certains territoires du Nord-Kivu. A savoir : Béni, Béni-ville et Nord-Kivu. Privées de présidentielle, les populations de ces territoires se sont contentées de législatives nationales et provinciales organisées le 31 mars dernier. Soit, trois mois après la tenue des mêmes élections, fin décembre dernier. Ainsi, les perturbations subies par le calendrier de la Ceni, dans l’organisation des scrutins dans ces parties du pays, auront négativement impacté sur la suite du processus. Car, bien que les résultats provisoires des législatives nationales et provinciales dans ces coins du pays aient déjà été publiés, la Loi reconnait aux candidats lésés, le droit d’introduire leurs recours auprès des juridictions compétentes. En l’occurrence la Cour Constitutionnelle pour les candidats à la députation nationale et les Cours d’Appel pour les candidats députés provinciaux. Chacune des deux juridictions dispose de soixante jours calendrier pour traiter les contentieux électoraux et rendre les arrêts. Après cette première étape, suivra celle de dépôt de candidatures au Gouvernorat de province à la Ceni. Ce qui exige un peu plus de temps. Compte tenu de différentes exigences légales évoquées ci-dessus, la Centrale électorale s’est retrouvée dans l’impossibilité technique d’organiser, le même mercredi 10 avril, l’élection des Gouverneurs et leurs adjoints dans les deux provinces de Mai-Ndombe et du Nord-Kivu. A la Ceni, des sources sont formelles qu’il ne s’agit que d’un réaménagement de calendrier qui ne doit se confondre avec une quelconque annulation de ce même vote des Gouverneurs. Juste le temps que tous les préalables soient réunis. Comme qui dirait, l’élection des successeurs des anciens Gouv Julien Paluku(Nord-Kivu) et Gentiny Ngobila (Mai-Ndombe), est suspendue à la dernière évolution du processus électoral en cours. Pour le coup, l’issue des législatives nationales et provinciales organisées le 31 mars dernier dans les deux provinces.

Grevisse KABREL etEmma MUNTU

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