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. Diongo : « La Cible Du Pouvoir, C’est Le Peuple Autour Du Candidat Commun De LAMUKA »

« Quand je vous adresse ce message à partir de ma cellule de la prison politique, j’ai un cœur lourd et peiné de voir la campagne électorale en cours se transformer en guerre électorale sans merci au vu et au su du monde entier. Dans cette guerre électorale que livre désormais le pouvoir en place, la cible est le peuple acquis au changement autour du candidat commun de l’opposition/LAMUKA, Martin Fayulu, que les ennemis de la démocratie veulent assassiner dans l’unique but de s’éterniser au pouvoir, après avoir plongé le pays dans un chaos indescriptible. C’est dans cette perspective que l’avion de Fayulu a été empêché d’atterrir à Kindu, de quitter Kalemie pour Kolwezi ou Kamina, plus de 10 personnes ont été tuées à Lubumbashi, une vingtaine de blessés, cinq autres tuées par balles réelles à Kalemie, d’autres encore blessés jonchent les hôpitaux de la place. Il s’agit là, à n’en point douter, du banditisme électoral, mieux du terrorisme d’État. L’unique péché par eux commis, c’est d’avoir cru que le processus électoral actuel était normal, alors qu’il est biaisé, chaotique, fortement militarisé, injuste, et anti-patrie, car c’est un véritable complot contre le peuple et la nation congolaise », note-t-on dans son message la veille de l’incendie de l’entrepôt central de la Céni à Kinshasa.

Compatissant aux familles éplorées à Lubumbashi et à Kalemie, Franck Diongo fait savoir « qu’il est inadmissible de revivre en plein 21ème siècle des pratiques hitlériennes en pleine campagne électorale ».

Dans la foulée, il note : « Je vous avais déjà prévenu du dérapage électoral que nous condamnons aujourd’hui. Il y a raison de craindre le pire en terme d’un hold-up électoral au bout du canon, quand l’armée censée transporter les urnes, choisit déjà son camp au point de s’attaquer à l’arme lourde contre un candidat président et sa délégation en pleine campagne électorale. Où est le procureur général de la République? Où est l’auditeur général des Forces armées de la République? Où est le président de la CENI pour ne serait-ce que condamner ces violences électorales, ô combien, meurtrières ? Silence radio! »

Et de poursuivre : « Puisque cette lutte est, une fois encore, arrosée par le sang des martyrs de l’alternance, la victoire est si proche et certaine. Raison pour laquelle je demande au candidat commun de l’opposition/LAMUKA et à toute sa délégation d’y persévérer, de ne jamais se décourager et d’aller jusqu’au bout, car ils ne sont pas seuls. Dieu, notre bouclier, est avec eux ».

Pour le président du MLP, la logique de limiter les candidats à se mouvoir dans des territoires supposés suivant des approches tribales fait le lit à la balkanisation du Congo. « Chose que je n’admettrai jamais tant que je serai en vie, libre ou prisonnier! », écrit le leader du MLP.

Tout est clair, indique-t-il : « Par cette guerre électorale, les masques viennent de tomber. L’illégal pouvoir de Kinshasa n’a aucune intention d’organiser les élections justes et crédibles. Ils cherchent des boucs-émissaires pour les reporter, décréter un état d’urgence et une présidence à vie. Voilà pourquoi, mon parti se désengageant dudit processus, a levé l’option de s’y opposer farouchement et de résister conformément aux articles 5 et 64 de la constitution ».

Condamnant ainsi le traitement réservé à Martin Fayulu, candidat de la coalition LAMUKA, Franck Diongo exige, sans délai, l’ouverture d’une enquête internationale aux fins d’établir les responsabilités dans les tueries des populations enregistrées à Lubumbashi et à Kalemie.

« J’en appelle, par ailleurs, à l’ONU, à l’Union Européenne, à la SADC, à l’Union Africaine, ainsi qu’aux ONG internationales des droits de l’Homme aux fins de se saisir d’office de l’alarmante situation actuelle en RDC avant qu’elle ne soit irrémédiable », a-t-il conclu.


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