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Dès aujourd’hui à la CPI : Dernière ligne droite du procès Bosco Ntaganda

Lors de ses différentes prises de parole l’ex officier de l’APR, du RCD et des FARDC a cherché à faire oublier  son image d’opportuniste sanguinaire
Par YHR

L’accusation et la défense s’expriment pour la dernière fois à partir d’aujourd’hui mardi dans le procès de l’ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, quelques  trois ans après l’ouverture des débats devant la Cour Pénale Internationale.  L’ex Rassemblement Congolais pour la Démocratie, (RCD), après un passage par l’Armée patriotique rwandaise (APR) avait plaidé non coupable en septembre 2015 des treize crimes de guerre et cinq crimes contre l’humanité qui lui sont reprochés.
Bosco Ntaganda est accusé d’avoir commandité meurtres, pillages et viols d’enfants soldats, commis par ses troupes entre  2002 et 2003 en Ituri,  au cours d’un conflit ayant causé la  mort de  plus de 60.000 personnes, selon les ONG. L’ancien général des FARDC. L’homme aurait ordonné, planifié et programmé les opérations, coordonné la logistique et fourni les armes à ses troupes.
Un des commandants les plus importants
La  procureure de la CPI, Fatou Bensouda, fait de Ntaganda, 44 ans, « un des commandants les plus importants » lors de crimes « ethniques ». De mardi à jeudi, accusation et défense joueront leurs dernières cartes avant un jugement, qui sera au cœur de l’attention après l’acquittement par la chambre d’appel de la CPI, en juin, de Jean-Pierre Bemba Gombo , pourtant condamné à 18 ans de prison pour des crimes commis par ses troupes en Centrafrique.
Face à ses juges, l’ancien rebelle avait affirmé avoir aidé à mettre fin au génocide rwandais de 1994, où il a « vu des horreurs ». Issu d’une famille tutsie de six enfants, il avait confié avoir perdu beaucoup de membres de sa famille dans ce conflit.
Le plan de la défense au cours du procès était limpide: lisser l’image de son client. Celle d’un chef de guerre opportuniste et sans pitié au sein des rébellions où il a successivement évolué.
Reddition surprise
Né en 1973 au Rwanda, Bosco Ntaganda a fait ses armes avec le Front patriotique rwandais (FPR) après avoir vécu dans le Masisi, territoire de la province congolaise du Nord-Kivu où vit une importante communauté rwandophone. Général dans l’armée congolaise de 2007 à 2012, Ntaganda était le fugitif le plus recherché dans la région des Grands Lacs jusqu’à ce qu’il se rende en 2013, de manière inattendue,  pour réclamer  son transfert à la CPI. Selon des observateurs, il est probable qu’il craignait pour sa vie sous la menace d’une faction rivale.


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