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Cour Pénale Internationale, JP Bemba : dernière «formalité» à la Haye

Acquitté sur la principale accusation, le leader du MLC a encore rendez-vous avec la CPI ce mardi pour une affaire considérée comme accessoire qui ne peut empêcher sa libération.

Acquitté en appel par les juges de la Cour pénale internationale concernant les accusations de crimes de guerre en rapport avec les atrocités que ses troupes auraient commises en République Centrafricaine, Jean-Pierre Bemba Gombo n’a pas été libéré immédiatement, comme l’avait prévenu la juge Christine Van den Wyngaert. Car, la CPI doit statuer maintenant sur une affaire accessoire, celle portant sur l’accusation de subordination de témoins.

C’est dans ce cadre que la CPI organisera une autre audience ce mardi 12 juin 2018. Audience au cours de laquelle la chambre de première instance VII va rendre sa décision dans cette autre affaire qui, de l’avis des observateurs avertis, ne va empêcher la Cour Pénale Internationale de libérer le sénateur congolais et leader du MLC.

Etant donné que Jean -Pierre Bemba Gombo a été acquitté pour l’affaire principale, il est possible que le leader du MLC soit également innocenté, notent des observateurs qui suivent de près le déroulement de ce procès. Ce mardi, il peut y avoir une autre surprise, pensent-ils.

» Le principal tient à l’accessoire en état. Il vient d’être libéré sur le principal et l’accessoire ne tiendra pas « , a fait notamment remarquer le professeur André Mbata de l’Université de Kinshasa. Selon lui, Bemba a déjà purgé la  grande partie de la peine. Et d’ajouter :  » la libération de Jp Bemba que nous avons rencontré dans sa cellule à La Haye constitue une grande victoire du droit sur l’arbitraire et de la justice sur l’injustice  » !

La CPI sauve sa neutralité

L’arrêt de la chambre d’appel de la CPI acquittant le sénateur Jean-Pierre Bemba a beau avoir été mal accueilli par les victimes des violences survenues en RCA, cette décision vient réaffirmer la neutralité de cette Cour basée à la Haye.  En effet, les décisions de la CPI envoient les messages forts aux auteurs de crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale et démontrent que ces actes ne resteront pas impunis.

» (….) les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis(…) « , peut- on lire sur le préambule du Statut de Rome, texte fondateur de la CPI adopté par les Etats à Rome le 17 juillet 1998.

C’est pour la première fois dans l’histoire  de l’humanité que les Etats ont décidé d’accepter la compétence d’une Cour Pénale internationale permanente, chargée de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leur territoire ou par leurs ressortissants, à compter de l’entrée en vigueur du Statut de Rome , le 1er juillet 2002.

La CPI ne remplace pas les cours et tribunaux nationaux  mais le Statut de Rome accorde à chaque Etat le devoir d’exercer sa compétence pénale vis-à-vis de responsables de crimes internationaux.
Depuis sa création, la CPI a fait et continuer à faire un travail formidable dans la lutte contre l’impunité des auteurs de crimes.

La CPI est une œuvre humaine qui ne manque pas d’imperfections. il faut que les Etats puissent continuer à soutenir le travail de la CPI en le renforçant. Car, la finalité consiste à mettre un terme à l’impunité des auteurs  de crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale et à contribuer ainsi à leur prévention.

Par GKM

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