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Congolais expulsés, droits humains violés. Angola : Kinshasa menace de saisir les instances internationales compétentes !

Quoiqu’absent de Kinshasa, l’Ambassadeur d’Angola a été convoqué. Puis, par  note verbale, les vives protestations du Gouvernement de la RD. Congo  ont été transmises à Luanda, conformément aux us et coutumes diplomatiques.

Fermeté

Ni céder à la provocation, ni réciproquer à l’emporte-pièce alors qu’il s’agit d’une matière consécutive à la violation massive des  droits  humains. A ce stade, la RD. Congo affiche, plutôt, une position de fermeté face à la cruauté des actes dégradants commis à l’endroit de ses concitoyens.

Léonard She Okitundu, le Vice-Premier Ministre en charge des Affaires et Intégration Régionale, l’a dit et répété hier en son  Salon Rouge à la Gombe. Dans sa démarche, précise-t-il, la RD. Congo, après avoir convoqué l’Ambassadeur d’Angola à Kinshasa mais qui,  au même moment, serait en déplacement, exige de ce pays voisin, l’ouverture des enquêtes approfondies pour établir les responsabilités sur l’ensemble de ces actes qu’il considère comme étant globalement  condamnables.

Information préalable

Normalement, en pareille circonstance, même si l’Angola pouvait  justifier le recours à cette ultime option en vertu de plusieurs raisons liées notamment, à  sa souveraineté,   la RD. Congo, comme  tout autre pays du monde, avait, tout de même,    droit à l’information préalable avant toutes ces expulsions massives aux motivations demeurées encore floues  jusqu’à ce jour.

Et, pourtant, depuis plusieurs décennies, la RD. Congo, fidèle à sa tradition, continue à servir   de terre d’hospitalité à des milliers d’angolais  qui l’ont choisie comme pays de résidence et qui y vivent allègrement et en toute dignité.

Paix et stabilité

Quoi qu’il en soit, la RD. Congo, rappelle-t-il, tient à la paix dans la sous-Région  comme à la prunelle de ses yeux. Voilà pourquoi, elle réitère son engagement au respect du principe de règlement consensuel des conflits, tel  qu’édicté par l’Union Africaine et invite, par conséquent,  l’Angola à revenir aux canaux diplomatiques traditionnels dans la perspective de trouver une solution susceptible de mettre une croix, une fois pour toutes, sur ces pratiques hideuses qui, littéralement, sont aux antipodes de l’excellence des relations qui lient, depuis longtemps,  les deux pays frères.

D’ailleurs, au sujet des relations entre les Etats,  les Conventions internationales  et bilatérales existent. Plusieurs traités et pactes internationaux  consacrent la protection des droits civils et politiques.  La Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention sur l’Etablissement et la Circulation des Personnes et des biens, signée à Luanda, le 3 décembre  1999, proscrivent, sur toute la ligne, ces types de traitement dégradant à l’endroit des citoyens d’un pays voisin.

Opportunité ?

Kinshasa, à l’en croire, s’interroge sur l’opportunité d’une telle action d’expulsion massive,  alors qu’en tant que Présidente, tout récemment,  de la Troïka Politique, Sécurité et Défense de la SADC, l’Angola a suivi de près l’évolution du processus électoral en RD. Congo dont l’aboutissement est irréversible et que, par ailleurs, la situation sécuritaire et humanitaire est, désormais, stabilisée dans les Provinces du Kasaï, après l’éradication du phénomène éhonté  Kamwina Nsapu.

LPM 

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