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Congo Hold-up: les bonnes affaires des conseillers du président Tshisekedi

Les documents Congo Hold-up ne couvrent que peu l’ère Tshisekedi. Mais dans ces millions de données provenant de la BGFI, on retrouve les noms de certains de ses conseillers. Malgré un discours politique très clair sur la nécessité de lutter contre la corruption, deux collaborateurs, Jean-Claude Kabongo et Luc-Gérard Nyafé, ont continué de faire des affaires, après leur prise de fonction à la présidence. Enquête de Justine Brabant (Mediapart) et Sonia Rolley (RFI).

Dans l’entourage du successeur de Joseph Kabila, tout le monde n’est pourtant pas irréprochable. Les millions de documents bancaires obtenus par PLAAF et Mediapart, combinés à des enquêtes auprès d’entrepreneurs et d’acteurs économiques publics et privés démontrent qu’au moins deux proches collaborateurs du président ont continué de faire des affaires après avoir pris leurs fonctions. Des activités contraires pour certaines d’entre elles au code de conduite des agents publics congolais.

L’alternance politique à la tête de l’Etat congolais s’est-elle doublée d’un changement réel dans les pratiques de ses hauts représentants? Ces deux exemples sèment le doute.

Le conseiller spécial Jean-Claude Kabongo et ses quatre sociétés

Est-ce à force de fréquenter les lobbies de grands hôtels dans le cadre de ses fonctions ? Jean-Claude Kabongo, conseiller spécial du président Tshisekedi, a manifestement un certain goût pour le luxe. Propriétaire d’une villa à Miami (revendue en 2019), locataire d’un appartement sur l’avenue Montaigne à Paris, smartphone siglé Porsche… Sa photo de profil Whatsapp est un cigare Partagas.

Depuis 2019, il occupe donc des fonctions stratégiques au sein de l’état-major de Félix Tshiskedi. En tant que conseiller spécial chargé des investissements, il a la main sur plusieurs dossiers hautement sensibles, dont celui du barrage d’Inga III (un projet de gigantesque barrage hydroélectrique sur le fleuve Congo) ou celui d’extension de la capitale congolaise (le projet « Kitoko », qui devrait être réalisé par un consortium égyptien). Il a œuvré au rapprochement économique avec le patronat marocain ou encore à la visite de la délégation présidentielle congolaise à Doha au Qatar.

Entrepreneur dans le trading pétrolier avant d’être nommé conseiller, il a officiellement cessé ses activités en entrant au service de l’État. En mars 2021, il « assur[ait] avec force » à la publication spécialisée Africa Intelligence « s’être retiré des affaires de sa société [de trading pétrolier, ATOL] pour se consacrer entièrement à ses fonctions de conseiller spécial ». Interrogé par Mediapart et ses partenaires en septembre 2021, il réaffirmait s’être « désengagé » de ses « anciennes affaires commerciales ».

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