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CAS KABUND : CONFUSION HIER AU SIÈGE DE L’UDPS !

Une ambiance de capharnaüm a été observée en fin d’après-midi hier, mercredi 8 mai, au siège du parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), situé sue le petit boulevard Lumumba, à la hauteur de la 11ème rue, quartier résidentiel à Limete. A l’origine de la confusion, le statut actuel de Jean-Marc Kabund, président intérimaire de ce parti, élu 1er vice-président de l’Assemblée nationale.

A ce jour, la base de l’Udps -la même -se trouve littéralement divisée sur la question. D’un côté, les pro-Kabund qui estiment que le statut de 1er Vice-président de ce dernier ne peut, sous aucun prétexte, l’empêcher de continuer à assumer ses fonctions de président ad intérim de leur parti. De l’autre, ceux qui s’opposent farouchement à cette thèse, soutenant que les fonctions actuelles de Jean-Marc Kabund au Bureau de la Chambre basse, est incompatible avec celle de président du parti, fut-il à titre intérimaire. D’où, les tiraillements observés hier entre les deux camps. Mis au courant de la situation, une brigade de la police dépêchée sur place au siège de l’Udps, a recouru au gaz lacrymogène pour disperser les deux camps. Ce qui explique la débandade observée pendant quelques minutes dans les rangs des militants du parti présidentiel, massés devant le siège national de leur formation politique. Grâce à cette intervention technique et très professionnelle des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), le calme était aussitôt revenu.

L’OMBRE DE JACQUEMIN SHABANI

Les anti-Kabund, tout en brandissant le cumul de fonction qu’ils considèrent du reste contre les textes, arguent que l’Udps ne manque pas de cadres pouvant assumer, avec beaucoup de compétence, la fonction de président du parti. Dans la foulée, ces militants citent le nom de Jacquemin Shabani, ancien Secrétaire général du parti. De leur côté, les pro Kabund, accusant le camp adverse d’incivisme, soutiennent qu’aucune disposition légale n’interdit à Jean-Marc Kabund, d’être à la fois 1er vice-président de l’Assemblée nationale et président intérimaire de l’UDPS. “On comprend que l’ancien président du parti en devienne l’Autorité morale, à la suite de sa victoire à l’a présidentielle du 30 décembre dernier.

En nommant Jean-Marc Kabund comme président a.i. de l’Udps, Félix Tshisekedi sait pourquoi. De ce fait, seul le Congrès du parti, est habilité à élire le nouveau président de notre parti politique, et non le seul fait de la volonté d’un groupe de personnes manipulées, non pas pour combattre Jean-Marc Kabund, plutôt pour déstabiliser Félix Antoine Tshisekedi”, déclare un combattant en colère, ayant joué le rôle de porte-parole du camp des pro Kabund.Ces militants ont donc pointé du doigt, Jacquemin Shabani, Fils Mukoko et Sylvain Mutombo qu’ils estiment être les véritables instigateurs de l’ “intifada” d’hier à la permanence de l’UDPS. Pour ces militants, ces trois personnes qu’ils ont prétendu avoir été interpellées par la Police, pour raisons d’enquêtes, ne devront plus mettre leur pieds à la permanence de l’UDPS.

“Désormais, nous sommes plus que déterminés et mobilisés. L’UDPS est notre patrimoine commun nous légué par feu Etienne Tshisekedi. Personne n’a ni le droit ni le pouvoir de désacraliser notre permanence. Tout celui qui s’hasarderait dans une telle entreprise, nous trouvera sur son chemin”, a grondé un autre combattant du parti, visiblement acquis à la cause de Jean-Marc Kabund. Sans s’immiscer dans une affaire qui a tout l’air d’un conflit d’intérêt interne, des analystes estiment, cependant, que les militants de l’UDPS qui s’opposent à la continuité du pouvoir de Jean-Marc Kabund, comme président ad intérim de l’Udps, ont quelque peu raison. Parce que le parti aligne, on se le croire, beaucoup d’autres compétences, ces analystes pensent qu’il ne serait pas malvenu qu’un autre cadre soit désigné ou élu -c’est selon- à la tête du parti.

Ce, en attendant le Congrès. Question d’éviter des frustrations inutiles en interne, généralement cause de fragilisation de grands partis. Surtout quand ce dernier a accédé au pouvoir au sommet de l’Etat.

Grevisse KABREL


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