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CAS BAHATI : ATUNDU CONCLUT AU MANQUE DE LOYAUTÉ À L’AUTORITÉ MORALE


Le Porte-parole de l’ancienne Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, s’est exprimé mercredi 17 juillet sur l’actualité politique Rd congolaise. C’était au cours d’un entretien à bâtons rompus avec quelques journalistes triés sur le volet. Tous les sujets étaient passés au crible. Il s’est prononcé longuement sur la séquence Bahati Lukwebo qui, depuis début juillet, défraye la chronique. Pour Atundu, le leader de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) choisit de quitter le navire FCC au moment où il est question, selon Atundu, d’appliquer la preuve de sa loyauté à l’Autorité morale de son organisation, en l’occurrence Joseph Kabila. Larges extraits.

André-Alain Atundu ne mâche pas ses mots. Le porte-parole de l’ancienne Majorité présidentielle accuse Bahati Lukwebo de poursuivre des ambitions et aspirations personnelles au détriment du FCC.”Il n’y a pas de liberté sans contrainte. Et la contrainte organisationnelle de la liberté, c’est la discipline républicaine. Et donc il est tout à fait normal que lorsqu’on fait partie d’une organisation, que l’on puisse se plier à la discipline de cette organisation. Notamment lorsque l’autorité de référence a donné son point de vue sur un cas, c’est cela qui devient le point de vue de l’ensemble. Et l’esprit de la charte est que pour éviter une division au sein de notre famille, il y a une autorité qui assure la cohésion par son arbitrage. Et cette autorité c’est le Président Joseph Kabila”, analyse André-Alain Atundu. Celui-ci réagissait à la radiation du Sénateur Modeste Bahati du FCC.

Pour André-Alain Atundu, cela doit être très clair pour tous, la volonté du président Joseph Kabila, comme autorité suprême du FCC, ne devrait souffrir d’aucune contestation.Evidemment, il se pose une question individuelle de frustration. “Lorsque son ambition ou son aspiration, ne coïncide pas avec la vision que l’autorité morale se fait de l’intérêt général et bien compris de l’organisation, on pourrait être amené à exprimer certaines frustrations”, reconnait Atundu. Mais en même temps, il estime qu’ “Il n’est pas moralement correct et décent, lorsqu’on a été obligé de quitter le navire, de vilipender l’ancienne organisation dont vous faisiez partie, au motif que tous ceux qui sont restés n’ont pas de personnalité et d’autonomie. tout simplement parce qu’ils n’ont pas rallié votre point de vue. Je pense que ce n’est pas respecté vos anciens partenaires, c’est même les mépriser”, déplore Atundu.”Il y a de la noblesse à respecter ses adversaires, surtout si ceux-ci sont vos anciens camarades avec qui vous avez partagé toute une décennie les mêmes valeurs, la même allégeance à l’autorité morale”, fait-il remarquer.

CHOIX D’ALEXIS THAMBWE MWAMBA

Justifiant le choix porté sur Alexis Thambwe Mwamba pour présider le Bureau du Sénat, Atundu y va de son argumentation. “Sur le plan démocratique, concernant certains postes, à part la volonté de l’autorité morale qui est l’autorité suprême (ceci vaut aussi pour LAMUKA, FCC ou CACH), au-delà de tout, il y a certains paramètres, en fonction de l’objectif visé par l’organisation. Ce paramètre peut être l’âge.A un certain moment, on peut préférer un jeune au vieux, à un autre, un nouveau à quelqu’un qui a déjà servi”. Le poids politique, souligne-t-il, est un ratio et doit être situé dans son contexte. S’agissant du Sénat, dit-il, le poids politique de l’AFDC est fonction de son appartenance à sa plateforme. ” Au sein du FCC qui a 91 sénateurs, avoir 13 sénateurs est un poids important, c’est certain. Mais lorsqu’on a quitté avec ses 13 membres, on ne représente plus un poids important. Même si en toute hypothèse vous dites je vais rejoindre LAMUKA ou CACH, ceci ne change pas fondamentalement l’équilibre des forces. Le FCC aura gardé quand même 80 sénateurs… “Atundu pense qu’il n’y a pas de problème de poids politique. Pour le porte-parole de l’ancienne Majorité présidentielle, la question essentielle est la loyauté vis-à-vis de l’engagement qu’on a pris. Et lorsque les circonstances se présentent pour justement donner la preuve de cette loyauté, ce n’est pas le moment de quitter. Le FCC est secoué par une crise en son sein après la radiation de Bahati Lukwebo, l’un des poids lourds de cette méga plateforme initiée par l’ancien président Joseph Kabila. Une crise née du refus du leader de l’AFDC-A de retirer sa candidature au profit de celle d’Alexis Thambwe Mwamba choisi par l’autorité morale du FCC pour briguer le perchoir du Sénat. Cette crise survient au moment où le regroupement cher à Joseph Kabila vit une situation inédite. Le FCC fait l’expérience d’une Majorité sans chef d’Etat. Et en face, le partenaire CACH fait l’expérience d’un chef d’Etat sans Majorité. La gouvernance du pays dépend de la bonne volonté des leaders de deux familles.

Didier KEBONGO

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