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Campagne électorale : intolérance politique à Kisangani

La ville de Kisangani vit ce dernier temps dans un climat de frayeur permanente depuis le lancement officiel de la campagne électorale, le jeudi 22 novembre car certains partisans des partis politiques s’attaquent mutuellement et cela avec une violence sans précédent.

Au lancement officiel de la campagne électorale par la Ceni le jeudi 22 novembre dernier, la ville de Kisangani vit dans une effervescence sans précédant. Dans les rues, on assiste à des démonstrations faites par des partisans des candidats à la course aux pouvoirs.

Des effigies, des calicots, des banderoles sont visibles. Ces symboles sont soit affichés sur les places publiques soit sur des engins roulants. Les motocyclistes circulent scandant des chansons, cris et des yoyos en faveur de leur candidat.

Un siège de campagne vandalisé ! 

L’hôtel Glodi à Kisangani, où se trouve le siège de la “Génération Ramazani Shadary”, fut vandalisé par des partisans des candidats adverses. (© MCP/DAA)

Là où le bât blesse, est que parfois les uns s’attaquent aux autres pour détruire ou arracher leurs affiches et autres symboles du parti. Et pis encore, on s’attaque violemment au camp adverse.

Le cas de ce mardi 26 novembre dernier est éloquent. Ce jour-là, en effet, le siège de la “Génération Ramazani Shadary” situé à l’immeuble de l’hôtel Glodi VIP dans la commune Makiso a été vandalisé par un groupe de jeunes. On a enregistré cinq blessés graves dont le coordonnateur de cette plateforme du FCC. Ce dernier est hospitalisé dans une formation médicale de la place

Autres dégâts matériels importants ont été également enregistrés notamment des vitres cassées, des documents déchirés, des effigies et autres symboles du parti arrachés et emportés par les manifestants.

Une telle intolérance politique serait les conséquences d’une mauvaise préparation de la base par les politiciens et autres structures de la société civile, pense le professeur Casimir Ngumb, politologue et enseignant à l’Université de Kisangani.

Pour mettre fin à cet état de chose et éviter que le pire n’arrive d’ici le 23 décembre, certaines organisations de la société civile demandent aux forces de l’ordre de jouer leur rôle. Elles demandent également à tous le respect de la loi électorale.

Au stade actuel, les autorités locales réfléchissent sur les actions à mener pour lutter contre ce comportement de l’intolérance politique. C’est ce qui ressort de la réunion extraordinaire du comité provincial élargi de ce mardi 27 novembre.

Déjà on peut remarquer, depuis ce mercredi, le déploiement des forces de l’ordre sur certains points stratégiques de la ville en vue de dissuader toute velléité de violence.

DAA (Correspondant à Kisangani)
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