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Bassin du Congo : le projet de financement des aires protégées présenté à Kinshasa

Ce projet régional de 5 ans est financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial, à travers le PNUD, avec un montant de 8.181.181 $ US

Grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le ministère de l’Environnement et Développement durable organise, du 17 au 18 juillet, dans la ville de Kinshasa, l’atelier national d’information et de présentation du Projet Régional CBSP-Partenariats pour la conservation de la biodiversité : mécanismes de financement durable des systèmes d’aires protégées dans le bassin du Congo-PIMS3447 ».

Ce projet d’une durée de 5 ans est financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), à travers le PNUD, avec un montant de 8.181.181 USD. Il implique six pays membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), à savoir le Cameroun, la République du Congo (Brazzaville), le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine et la République Démocratique du Congo (Kinshasa).

Son objectif global est d’améliorer durablement le financement du système des aires protégées dans la sous-région à travers, entre autres, la mise en place des capacités, des cadres institutionnels et des mécanismes modèles pour la validité financière à long terme  de ces systèmes d’aires protégées aux niveaux local, national et régional.

L’impact de la réalisation des résultats interconnectés de ce projet est très important pour la sous-région, puisqu’ensemble, ces six pays abritent plus ou moins 25% des forêts tropicales du monde et constituent le réservoir d’un puits de carbone estimé entre 24 et 39 gigatonnes (GT).

En outre, le bassin du Congo regorge une riche et exceptionnelle diversité de la faune et de la flore à préserver au niveau des différents pays du bassin. Malheureusement, les systèmes d’aires protégées établis pour gérer durablement cette biodiversité demeurent à des niveaux bien inférieurs à l’estimation de leurs besoins de financement.

Réussir le défi de la gouvernance écologique

L’atelier a pour but l’appropriation du projet par l’ensemble des acteurs et parties prenantes, en vue de favoriser la diversification et la durabilité de financement en faveur de la biodiversité. Il marque le démarrage effectif de la réalisation des activités nationales visant l’atteinte des résultats interconnectés dudit projet au niveau de la RD Congo.

A cette occasion, Dominic Sam, Directeur Pays du PNUD en RD Congo, a exprimé la volonté de cette agence de l’ONU de contribuer à ce projet par des appuis appropriés pour amener la RDC, autant que d’autres pays concernés, à élaborer des politiques, à développer des compétences en leadership et des aptitudes en matière de partenariats, à renforcer ses capacités institutionnelles pour réussir le défi de la gouvernance écologique.

Le PNUD a appelé l’Etat congolais, ses partenaires bilatéreaux et multilatéraux, le secteur privé et la société civile à participer activement à ce projet, dont le siège est basé à Yaoundé, au Cameroun, pour lui permettre d’atteindre ses objectifs.

Stratégie nationale de financement durable

Selon le PNUD, le résultat principal attendu est la dotation du système des aires protégées de la RDC d’une stratégie nationale de financement durable pour la conservation de la biodiversité. « Explorer et consigner, dans une stratégie nationale, tous les mécanismes nouveaux, innovants et durables pour soutenir la gestion de la riche biodiversité que renferme le pays…, permettrait la mise en adéquation des échelles de temps financier et biologique », a poursuivi le PNUD.

Il a également émis le vœu de voir les travaux de l’atelier déboucher sur la mise en place d’un groupe de travail de volontaires aguerris aux techniques de mise à contribution des finances de sources diverses à l’utilisation durable et rationnelle de la riche biodiversité de la RDC, pour l’élaboration de ladite stratégie.

Le discours d’ouverture des travaux de l’atelier a été prononcé par le ministre congolais du Développement Rural, Justin Bitakwuira, en lieu et place de son collègue en chargé de l’Environnement et Développement Durable empêché.

Par Marcel Tshishiku


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