La guerre lancée, par presse interposée, est juste destinée à freiner l’élan insufflé par le président du Comité de suivi de la paie. Preuve que la résistance à la bancarisation de la paie des fonctionnaires et agents de l’Etat est loin de s’estomper.
Coup raté à l’endroit du président du Comité de suivi de la paie et Dg de la BCC, Jean-Louis Kayembe. Si la presse locale s’emballe à l’idée d’un grave dysfonctionnement du système de bancarisation de la paie des fonctionnaires et agents de l’Etat, la banque mondiale a eu un avis contraire en 2017 en louant cette grande innovation du gouvernement congolais.

La Banque mondiale s’est longuement penchée sur cette réforme au travers d’une analyse de l’impact de la réforme sur ses bénéficiaires. Il en est de même de l’évaluation multicritère réalisée en 2017 qui avait convaincu toutes les parties prenantes quant à la transparence de la gestion de la réforme et aux efforts déployés pour la maîtrise des effectifs et de la masse salariale.

C’est via une certaine presse que les colporteurs ont tenté dans une parution en date du 23 janvier dernier et la récidive au 1er février, de présenter une compilation de chiffres sans soubassement allant jusqu’à enfreindre la loi en publiant les pièces versées dans un dossier en cours d’instruction.

Et comme la main pressée est toujours exposée à des erreurs, ladite presse visiblement spécialisée dans l’acharnement et cela sans cause, confond tout et mêle les pinceaux sur un tableau qu’il essaie d’assombrir alors qu’il est, on ne peut plus, blanc que neige.

De manière simple, le Comité de suivi de la paie met en exergue la série de confusions dans le chef de ses détracteurs qui devraient interroger la gestion des comptes de l’Etat dans le cadre des finances publiques au lieu de se lancer dans des supputations partisanes dont l’objet et la stratégie sont respectivement la critique malveillante et la diffamation.

Dissiper les malentendus 

La première confusion est d’attribuer au Comité de suivi de la paie le rôle d’engager la paie en prétendant qu’il serait à la base d’un solde éventuel de fictifs alors que seuls les secteurs utilisateurs des agents et fonctionnaires de l’Etat sont compétents en matière d’engagement de la paie via leurs administrations respectives. C’est l’une des recommandations phares de tous les ateliers et matinées d’échanges organisés jusqu’ici par le Comité. Les derniers en date est celui tenu au dernier trimestre 2018, en prévision de l’évaluation de la réforme prévue en février 2019.

La deuxième confusion consiste à croire qu’un fictif et une personne en situation administrative irrégulière sont pareils.

Que nenni ! Les fictifs sont des personnes qui n’existent que de noms et dont la paie a été rendue difficile grâce à la bancarisation, avec l’exigence incontournable de l’identification au guichet des établissements bancaires.

Si, à l’époque, les agents payeurs pouvaient tolérer la pratique de la paie par procuration qui enrichissait le réseau des mafieux, avec la bancarisation, la réforme a mis un terme à cette pratique. La preuve la plus éloquente est le solde du compte « Reliquat paie de salaires » géré en toute transparence par le seul ministre des Finances et dont le solde avoisine à ce jour les 125,0 milliards de CDF.

Les personnes en situation administrative irrégulière sont celles qui sont rémunérées alors que leurs dossiers sont incomplets ou faux. La charge incombe aux services de l’engagement qui les communiquent au Budget pour liquidation. Ce que le Comité de suivi a toujours dénoncé.

La troisième confusion consiste à penser qu’il appartient au Comité de « restituer les reliquats (sus-évoqués) au Trésor public dans les dix jours suivant la paie » alors que cette disposition est l’une des obligations des opérateurs de paie (les banques notamment) d’après le Protocole d’accord signé entre l’Association Congolaise des Banques et le Gouvernement de la République. Le schéma de reversement de ces reliquats ne fait intervenir le Comité par aucune action, en dehors du suivi : les banques reversent directement les fonds des agents non identifiés dans le seul compte « Reliquat paie de salaires » dédié à les recevoir et dont les mouvements sont décidés par le seul Ordonnateur Principal ou son Délégué autorisé suivant les principes des finances publiques. En aucune fois le Président du Comité de Suivi de la Paie. Jamais.

La quatrième confusion, et c’est la plus honteuse car elle cherche à frapper l’esprit, se rapporte aux chiffres. Au départ, cette presse a prétendu que le DG Kayembe a passé un jour au cachot, maintenant il parle de quelques heures; – alors qu’il avait affirmé que celui-ci détournerait 3,5 Usd par agent ou fonctionnaire de l’Etat, il parle plutôt de 3,6 Usd cette fois; – d’un montant de 4,5 millions de Usd, soit 7,43 milliards de CDF, qui échapperait au Trésor tel que prétendu précédemment. Selon ce journal, cette fois, il s’agirait plutôt de 76,80 milliards, faisant ainsi passer, en l’espace d’une semaine, le montant supposé détourné d’une échelle de 1 à 10.

La série de confusion continue avec la liste d’une prime reconnue aux membres du Comité de suivi de la paie pour laquelle le journal voudrait inoculer dans l’opinion un gonflement de l’effectif. Il importe de mentionner que la question est réglée par l’Arrêté interministériel du 12 novembre 2011 portant création dudit Comité et qui, en dehors des membres permanents dont le nombre est fixé par organe ou structure, prévoit, en son article 09 que « le Comité chargé d’assurer le suivi de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat peut requérir l’expertise de toute personne susceptible de l’éclairer en rapport avec sa mission et suivant les points inscrits à l’ordre du jour des travaux ».

La quatrième confusion, et c’est la plus honteuse car elle cherche à frapper l’esprit, se rapporte aux chiffres. Au départ, cette presse a prétendu que le DG Kayembe a passé un jour au cachot, maintenant il parle de quelques heures; – alors qu’il avait affirmé que celui-ci détournerait 3,5 Usd par agent ou fonctionnaire de l’Etat, il parle plutôt de 3,6 Usd cette fois; – d’un montant de 4,5 millions de Usd, soit 7,43 milliards de CDF, qui échapperait au Trésor tel que prétendu précédemment. Selon ce journal, cette fois, il s’agirait plutôt de 76,80 milliards, faisant ainsi passer, en l’espace d’une semaine, le montant supposé détourné d’une échelle de 1 à 10.

La série de confusion continue avec la liste d’une prime reconnue aux membres du Comité de suivi de la paie pour laquelle le journal voudrait inoculer dans l’opinion un gonflement de l’effectif. Il importe de mentionner que la question est réglée par l’Arrêté interministériel du 12 novembre 2011 portant création dudit Comité et qui, en dehors des membres permanents dont le nombre est fixé par organe ou structure, prévoit, en son article 09 que « le Comité chargé d’assurer le suivi de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat peut requérir l’expertise de toute personne susceptible de l’éclairer en rapport avec sa mission et suivant les points inscrits à l’ordre du jour des travaux ».

C’est en considérant l’élargissement du champ d’intervention du Comité, qui est passé de la ville-province de Kinshasa au lancement de la réforme au territoire national à ce jour, que le nombre des « experts » impliqués a dû évoluer suivant les orientations de la hiérarchie soucieuse de garantir l’efficacité. Quant au reste, l’engagement et le paiement de cette prime ne relève aucunement du Comité de Suivi de la Paie. Les visas et la signature du document parlent d’eux-mêmes.

Un atelier dévaluation à Kinshasa 

Le président du Comité de suivi de la paie des fonctionnaires de l’Etat, Jean-Louis Kayembe wa Kayembe, qui se dit serein quant à l’aboutissement du dossier en cours d’instruction, se réserve le droit de porter plainte contre les colporteurs de fausses nouvelles qui visent à discréditer un homme intègre au service de l’intérêt général depuis plus de deux décennies dans l’une des institutions publiques à la réputation inébranlable.

D’ores et déjà, le Comité de suivi de la paie des fonctionnaires sera en atelier d’évaluation du 6 au 8 février 2019 pour évaluer le chemin parcouru – l’objectif étant d’améliorer la réforme.

Le Potentiel