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Autre secteur porteur de croissance : La rationalisation du secteur forestier conseillée pour la relance économique

La RD Congo dispose d’un secteur forestier très riche et varié qui peut permettre la relance économique du pays. C’est pourquoi plusieurs experts, même certaines institutions internationales comme la Banque mondiale, conseillent la rationalisation de ce secteur véritablement porteur de croissance.

Les études jusque réalisées relèvent en effet que la forêt congolaise, qui couvre la grande partie de la superficie nationale de 2.345.200 km2, renferme plus de 1000 essences identifiées dont certaines espèces sont très recherchées.

Parmi ces espèces, on peut citer, Kambala, bois d’Ebène, Tiama, Sapelli, Sipo, Accajou d’Afrique, Wenge, Afromosia, Limba, Bomanga, et autre Limbali. Il se fait qu’en dépit de toutes espèces riches et variées ainsi que d’énormes réserves, la RD Congo est loin d’être citée parmi les pays grands producteurs de bois.

C’est ainsi que des institutions internationales, notamment  la Banque mondiale et autres partenaires tels que l’Union européenne, la France, les États-Unis et la Belgique ont toujours soutenu que la stabilité de la RDC dépend aussi fortement d’une meilleure gestion de ses ressources naturelles exceptionnelles. Le secteur forestier faisant partie de ces ressources naturelles déclarées exceptionnelles.

Ces organisations ont été très actives dans l’élaboration et la promulgation du «Code forestier de 2002» de la RD Congo. Selon les experts, ce code est «un cadre institutionnel capable de relancer durablement une gestion forestière» en RDC.

Le secteur forestier peut, en outre, être considéré comme «un des leviers du développement économique d’un pays». Une affirmation réitérée plus d’une fois aux dirigeants congolais. Malgré cela, l’exploitation du bois demeure en grande partie informelle et/ou illégale, ou encore artisanale.

Pour les experts, ce type d’exploitation menace les forêts de la RD Congo et va à l’encontre des lois et règlements en vigueur, y compris les dispositions des conventions internationales ratifiées par le pays pour la gestion durable des ressources forestières.

Situation des forêts congolaises

Cette situation pénalise l’économie nationale et diminue le capital naturel de la RDC. Les conséquences sont énormes. Il s’agit entre autres de pertes de recettes fiscales, l’accélération de la déforestation et la dégradation des forêts.

La forêt congolaise souffre aussi de pillage et du bradage de ses essences. Plusieurs ONG ont, à maintes reprises, dénoncé l’exploitation illégale qui l’entoure. «Coupes illégales, grumes maquillées, permis artisanaux détournés» sont là les combines courantes par lesquelles passent certains individus et certaines sociétés multinationales pour échapper au processus légal de l’exploitation de la forêt en RDC.

Des opérations de saisie des grumes sont pourtant légion. Elles sont souvent rendues possibles grâce aux alertes des ONG,  à l’instar de Greenpeace ou du Fonds mondial pour la nature(WWF).  Mais souvent «les sanctions ne suivent pas», n’ont cessé de déplorer de nombreux défenseurs de l’environnement.

Les services du ministère de l’Environnement et de la Conservation de la nature mettent régulièrement la main sur des grumes de bois en provenance de la province de l’ex Equateur et de l’ex Province Orientale. Ils reprochent souvent à certaines entreprises le non-respect de leurs engagements vis-à-vis des populations locales. Selon eux, certaines sociétés n’ont jamais respecté les clauses sociales en termes de création d’emplois, de construction d’écoles et d’autres infrastructures hospitalières et routières.

Loin de l’exploitation industrielle, c’est beaucoup plus une exploitation artisanale et incontrôlée qui fait des dégâts tant sur le plan économique que sur le plan environnemental. En effet, là où les sociétés industrielles doivent se conformer à la loi, notamment à travers des plans d’aménagement et clauses sociales, ces exploitants artisanaux opèrent dans l’absence totale de régulation.

A ce jour, le nombre d’entreprises légales industrielles est inferieur aÌ 10. Entretemps, celles-ci maintiennent des milliers d’emplois, payent d’innombrables taxes, mais aussi opèrent dans certains coins du pays où il n’existe point d’infrastructures et d’autres activités économiques.

Par Lucien Kazadi T.


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