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Angola/RDC: d’accord sur la RDC, Belgique et Angola relancent leur coopération

A l’issue de la visite en Angola du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, Bruxelles et Luanda ont annoncé un « resserrement » de leur coopération, l’ »approfondissement » du dialogue politique entre l’Angola et la Belgique et constaté leur accord pour des élections en RDC, le 23 décembre prochain, conformes à l’Accord de la St-Sylvestre.

La visite de Didier Reynders à Luanda, ces lundi et mardi, suivait celle du président angolais à Bruxelles en juin dernier. Joao Lourenço a succédé il y a un an à Eduardo Dos Santos et s’est attaqué à la corruption dans l’administration.


Les deux pays ont annoncé qu’ils allaient approfondir leur dialogue politique et « resserrer » leur coopération en matière d’agronomie, de santé, d’éducation, d’économie, de justice, de défense, de transport et de mines. Une conférence sur le diamant a d’ailleurs été organisée à Luanda par l’ambassade belge et le Antwerp World Diamond Center, en présence du ministre angolais des Ressources minières et du Pétrole, le bien prénommé Diamantino Azevedo.

Les deux ministres des Affaires étrangères se sont en outre accordés sur la tenue d’une commission mixte en 2019 entre responsables des Affaires étrangères.

Le cas de la RDCongo

En cette matière, le cas de la République démocratique du Congo (RDC) a retenu l’attention des interlocuteurs angolais et belges. Les deux pays ont répété qu’il était important, àleurs yeux, que le processus électoral au Congo, où une présidentielle est attendue le 23 décembre prochain, soit « véritablement inclusif », et aboutisse « à des élections crédibles, libres et transparentes », et cela ‘conformément à l’Accord de la Saint-Sylvestre et au calendrier électoral approuvé à cette fin, facteurs indispensables pour arriver à un résultat accepté par toutes les parties et à une stabilisation durable en RDC ».



Jusqu’ici, Kinshasa n’a pas respecté ses obligations en la matière, notamment en refusant de libérer les principaux prisonniers politiques afin de « décrisper » la tension politique, bien que les autorités congolaises s’y soient engagées en signant l’Accord. L’Eglise catholique – qui avait patronné ces accords afin d’éviter l’explosion de violences devant le refus du président Joseph Kabila de quitter son poste malgré l’échéance de son seecond et dernier mandat, en décembre 2016 – a d’ailleurs exprimé son inquiétude à ce sujet à l’issue de la 55ème assemblée pénière des évêques, le 29 juin dernier et exhorté les Congolais à « sauver le processus électoral ». Elle relève, outre l’absence de « mesures de décrispation » par les autorités, la « faiblesse » d’un fichier électoral dont 16,6% des enrôlés (soit 6,7 millions d’électeurs) n’ont pas d’empreintes digitales et l’obstination des autorités à imposer une « machine à voter » qui n’inspire aucune confiance. Selon un sondage Berci/GEC (Groupe d’étude sur le Congo, de l’Université de New York), réalisé en juillet dernier, 62% des personnes interrogées ne font pas confiance à la Commission électorale nationale indépendante (CENI, réputée inféodée au président Kabila).

Enfin, Angolais et Belges ont agelemnt analysé la situation au Burundi et dans le golfe de Guinée. La Belgique, qui sera membre du Conseil de sécurité en 2019 et 2020, a aussi informé l’Angola de son intention de demander le statut d’Etat observateur auprès de la Communauté des pays lusophones


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