Le ministre du Budget Pierre Kangudia est monté sur le créneau pour démentir la déclaration de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) contenue dans une lettre adressée mardi au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, selon laquelle les anciens ministres continuaient de percevoir indûment leurs salaires, bien qu’élus comme députés ou sénateurs.»

Selon du gouvernement aucun ministre devenu parlementaire ne continue de percevoir des émoluments.

Pour Pierre Kangudia, « Soit il s’agit d’une débride ou de la mauvaise foi, et dans les deux cas, c’est condamnable. Je dis bien, en ce jour, il n’y a aucun ministre devenu parlementaire qui continuerait à percevoir des émoluments en tant que membre du gouvernement. Ça n’existe pas. Qu’on me donne un seul exemple ».

Par ailleurs, il lance un défi : « Je mets ma main à couper, qu’il me démontre qu’il y a un ancien membre du gouvernement qui toucherait encore ses émoluments», indiquant par contre qu’il y a certains membres du gouvernement qui ont été validés par la Cour constitutionnelle, mais qui attendent la validation au niveau de l’Assemblée nationale.

Pierre Kangudia qui assume également l’intérim dans d’autres ministères évoque dans une déclaration reprise dans un article de Radio Okapi.net : « C’est mon cas. Je ne suis pas encore député national. Je continue donc à prester comme ministre du Budget, et j’ai aussi à ma charge [les portefeuilles] d’Energie et de la Santé. Ça n’a rien à voir. Tous les autres ministres ont déjà été sortis des listes de paie, que la direction de la paie m’a présentées. Celui qui raconte cette affaire, d’où tire-t-il ces genres d’allégations ».

Dans son message, l’ACAJ accuse : «Nous avons aussi plusieurs preuves qui établissent que l’argent sorti du compte du trésor pour le paiement des indemnités, des frais de communication, des frais de transport pour le personnel politique et administratifs des cabinets ministériels a été systématiquement détourné».

Par ailleurs, il demande au nouveau chef de gouvernement de diligenter une enquête à relative à cette information : « «Nous demandons au Premier ministre, avant de se mettre au travail avec un nouveau gouvernement, de commencer d’abord par un audit général afin d’identifier tous les actes répréhensibles commis par les anciens membres du gouvernement et qu’ils soient poursuivis et condamnés conformément aux lois de la République et que les biens pris illégalement soient récupérés et retournés à l’Etat».

Boni Tsala