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Albert Yuma:Je m’opposerai à toute tentative de modification du code minier


Le président du conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma a mentionné l’importance de la Rdc à travers les métaux précieux tout en insistant sur le code minier révisé en 2018.

“Je suis particulièrement reconnaissant à son excellence monsieur le président de la république, son excellence Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi, d’avoir affirmé et réaffirmé avec force et constance qu’il ne laisserait pas la reforme de son prédécesseur être enterrée comme certains le souhaitent, tout comme je le serai à son excellence Joseph Kabila d’avoir à son temps contre vents et marées, maintenu sa volonté de réformer ce code minier au profit du peuple congolais. C’est un bien commun à tout les congolais, il convient de le défendre comme tel. En tant que président du conseil d’administration, je m’opposerai à toute tentative de modification de ce nouveau code minier.

Le nouveau code minier congolais promulgué vendredi 9 mars 2018, adopté par les deux Chambres du Parlement et cela, contre l’avis des grandes compagnies minières. Ce code prévoit une augmentation des taxes sur les métaux extraits par les compagnies minières.

Le nouveau code minier qui a bousculé depuis 2018 le secteur minier.

Les principales mesures de ce code sont, la hausse des taxes de 2 à 3,5 % du chiffre d’affaires sur les minerais « classiques » (tel que  l’or) et de 2 à 10 % sur les minerais stratégiques (tel que le cobalt).

Une centaine d’industriels miniers exploitent le sous-sol de la RDC. Les principaux sont l’Anglo-Suisse Glencore, le Sud-Africain Randgold, le Canadien Ivanhoé ou encore les Chinois Zijin et China Molybdenum. La redevance que ces multinationales doivent verser à l’Etat congolais était de 2%. Elle est dorénavant fixée à 10% pour des minerais dits « stratégiques » . Principalement extraits dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, ils représentent 80% des revenus d’exportation du pays.

Depuis 17 ou 18 ans, ils bénéficiaient d’avantages. Les taxes étaient trop basses. L’ancien code minier favorisait les investisseurs avec beaucoup d’exonérations accordées aux entreprises. D’autres avaient des contrats léonins avec le gouvernement. Ce code n’était pas favorable pour l’Etat et les communautés impactées.
Le nouveau code minier prévoit également un impôt spécial de 50% sur les gains exceptionnels ou super-profits, et une micro-taxe destinée aux communautés vivant à proximité des mines.

Les entreprises minières se disent : nous ne sommes pas des mères Teresa ! Nous avons investi, nous voulons avoir une stabilité sur notre investissement, et nous voulons avoir notre argent.La Banque Mondiale et le FMI ont prouvé qu’avec ce code aujourd’hui en application, quelle que soit la fiscalité, les investisseurs finiront toujours par faire des bénéfices.L’Etat congolais est donc en position de force.

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