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A L’EXPIRATION HIER DE L’ECHEANCE DE 10 JOURS FIXEE PAR LE CHEF DE L’ETAT, AUCUN PRISONNIER POLITIQUE LIBÉRÉ !

Il accorde aussi la liberté conditionnelle à tous les acteurs politiques dont les dossiers sont en cours d’examen devant les juridictions. Ce n’est pas tout. Sont aussi visées, toutes les personnes ayant été arrêtées ou détenues lors des marches pacifiques connues avant ou après les élections du 30 décembre 2018. Elles retrouvent leur liberté totale du fait de la mesure de grâce que doit prendre le chef de l’Etat par Ordonnance présidentielle.

” Dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques ayant été condamnés par des décisions coulées en force de chose jugée. En même temps, je vais instruire le ministre de la Justice de prendre, dans les mêmes délais, toutes les mesures nécessaires, dans les conditions prévues par la loi, pour une libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour les délits d’opinion, notamment dans le cadre des manifestations politiques avant les élections “, avait promis le Président Félix Tshisekedi.

Félix Thisekedi a aussi ajouté à cette liste des bénéficiaires, les leaders politiques qui vivent en exil à l’étranger et qui sont couverts par l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Et dans la droite ligne de son annonce de libération des prisonniers politiques, le chef de l’Etat a échangé, le lundi 11 mars, avec Joseph Olenghankoy, président du Conseil national pour le suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre et du processus électoral (CNSA). Au menu, la question de décrispation politique et l’harmonisation des listes de prisonniers politiques en prévision de leur libération. On retient cependant que l’échéance de 10 jours fixée par Félix Tshisekedi a expiré hier à minuit sans qu’on ne voie la moindre exécution de cette annonce faite le 2 mars en cours et qui était aussi une promesse de campagne électorale du nouveau Président de la République.

A l’expiration du délai, nombreux sont les Congolais qui s’interrogent qui sur ce qui bloque le chef de l’Etat. Aucune Ordonnance de grâce n’a été publiée à cet effet donnant libre cours à toute sorte de spéculations et des conjectures somment toute légitimes. Des dizaines de prisonniers politiques attendent, en effet, leur libération. Ils sont recensés par les ONGD spécialisées sur la question des prisonniers politiques et d’opinion, exactement comme le Président de la République les avait définis dans son adresse.

Le chef de l’Etat a le droit de grâce et peut donc commuer les peines, les réviser ou les effacer par une Ordonnance présidentielle. Plusieurs catégories attendent cette promesse de grâce de Félix Tshisekedi. La toute dernière, c’est celle constituée des personnes arrêtées dans des marches pacifiques organisées avant et après les élections et ils sont nombreux dans tout le pays dont la plupart ont été condamnés en procédure de flagrance.

Ensuite il y a le groupe de ceux qui étaient identifiés lors des négociations du Centre-interdiocésain et dont on a évoqué les cas emblématiques notamment Moïse Katumbi, Jean-Claude Muyambu (a purgé sa peine de 28 mois de détention), Eugène Diomi Ndongala (condamné à 5 ans de prison) et Franck Diongo (5 ans de prison). On peut ajouter dans ce groupe, les cas de Moïse Katumbi, d’Antipas Mbussa Nyamwisi et Floribert Anzuluni de la LUCHA qui sont en exil en Belgique…

Le troisième groupe que Félix Tshisekedi doit gracier, c’est celui des oubliés de la loi d’amnistie de 2014 après la guerre du M23. Ils sont aussi nombreux à garder leurs geôles dans des pénitenciers civils et militaires alors qu’ils sont éligibles à la loi d’amnistie de 2014 sur les faits de guerre et les infractions politiques, voici déjà cinq ans qu’ils devraient recouvrer leur liberté, ce qui n’était pas fait alors que la composante militaire du M23 a effectivement été amnistiée.

KANDOLO M.


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